martes, 25 de septiembre de 2007

Arte gótico, trabajo para el 2 de octubre.

Apreciados estudiantes:

Como se explicó en clase, la idea es que Ustedes tengan una aproximación a los textos y autores clásicos que tratan los temas que venimos desarrollando. En este caso deseo proponerles el siguiente ejercicio.

La sesión del 2 de octubre es de trabajo de textos (orientado por la monitora), la del 4 de octubre es mas libre, debe ser aprovechada para concretar el diseño y la presentación del trabajo. El jueves 4 de octubre no hay sesión en el salón.

Título: Sobre las Catedrales Góticas

Objetivos:

1. Conocer lúdicamente las principales características formales y de diseño del principal hecho construído en la Edad Media.

2. Mejorar la capacidad de producción y reflexión de diseño a partir de un hecho histórico.

Descripción:

1. Los estudiantes se organizarán por parejas.

2. Deberán realizar una lectura comparativa, sacando conclusiones, del texto suministrado en este blog (Les bâtisseurs de lumière del historiador Jacques Le Goff) y el capítulo No. 1 del libro Arte gótico, visiones gloriosas de Michael Camille (fotocopias en la carpeta del curso). Entregarán un texto (digitado en computadora de máximo dos páginas, corréctamente redactado).

3. A partir de la lectura los estudiantes diseñarán un objeto NUEVO que pueda ser ubicado dentro de alguna de las catedrales citadas en los textos. La pareja tendrá total autonomía para presentar su diseño en el medio de expresión mas coherente con su propuesta. El objeto puede ser utilitario o artístico.

4. El ejercicio tiene éxito si la pareja logra comprender el espíritu de la época que guió la construcción de las catedrales y puede proponer un objeto que reafirme esta intención.

El trabajo se debe entregar concluído el martes 9 de octubre en clase.


Buena suerte,

Ricardo Rivadeneira.


El siguiente texto es un fragmento, se puede leer completo en la página electrónica citada en azul.


Les bâtisseurs de lumière

Jacques Le Goff

http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p20060810/dossier/a313571-les_b%C3%A2tisseurs_de_lumi%C3%A8re.html

Le grand historien médiéviste raconte comment, en deux siècles, grâce à l'invention de la croisée d'ogives par un abbé de Saint-Denis, les sombres cathédrales romanes du Moyen Age ont cédé la place aux chefs-d'oeuvre gothiques lancés à l'assaut du ciel, et qui restent aujourd'hui, pour les laïques comme pour les religieux, les monuments les plus chargés de sens de notre histoire

Le Nouvel Observateur. - A quelle date situez-vous l'apparition des cathédrales? En 1140, avec l'architecture gothique?
Jacques Le Goff. - Bien plus tôt.
Les premières cathédrales sont construites au ive siècle, lorsque le christianisme s'enracine dans l'espace qui est alors celui de l'Empire romain de Constantin : en gros, le bassin méditerranéen. Là est la rupture originelle, la grande nouveauté : la cathédrale remplace le temple romain et le fait disparaître. Mais elle reste, comme l'était le temple, liée à un territoire qui va être celui où l'évêque exerce ses fonctions. Ce territoire - le diocèse - n'a pas à l'origine de caractère religieux, il est urbain et administratif.
Pendant le très haut Moyen Age, à partir du ive siècle, la cathédrale (où l'évêque siège sur sa chaise, la « cathèdre ») n'est qu'un élément d'un ensemble qui comprend deux églises, une abbaye, un hospice, une école, un baptistère. Les historiens l'appellent le « groupe cathédral », c'est une ville dans la ville. Peu à peu, chaque institution - l'hospice, l'école, le quartier des chanoines - prend son autonomie et, pendant la période carolingienne, aux ixe et xe siècles, la cathédrale devient un monument indépendant. Vers l'an 1000, la France se couvre du « blanc manteau » des cathédrales romanes, nombreuses et imposantes, qui conservent les grands traits architecturaux de l'Antiquité romaine, notamment les murs pleins et l'arc en plein cintre.

N. O. - Au xiie siècle, on assiste à un basculement total, lorsque le roman - sombre, écrasant - cède la place au gothique, haut, élancé, audacieux. Comment expliquer ce changement qui semble très rapide?
J. Le Goff. - Nous avons parfois une vision faussée de l'histoire des cathédrales. Il faut se souvenir que la plupart d'entre elles ont été reconstruites sur les ruines des cathédrales romanes, qui furent rasées ou absorbées dans les constructions nouvelles. Contrairement à l'Orient, qui juxtapose l'ancien et le nouveau, en Occident, on détruit en général l'édifice précédent et on construit par-dessus. Il reste donc très peu de traces des édifices romans, et toutes les cathédrales que nous connaissons aujourd'hui sont effectivement gothiques. D'où l'association que nous faisons : la cathédrale est toujours gothique. Le gothique fut en effet un aspect important, mais la cathédrale n'est pas une création du gothique.
L'extraordinaire surgissement de cathédrales qui se produit aux xiie et xiiie siècles est contemporain de trois grandes évolutions historiques.
Le premier bouleversement, c'est l'apparition d'un essor démographique sans précédent : entre l'an 1000 et le début du xive siècle, la population de l'Occident a plus que doublé.
La France passe de 6 à 18 millions d'habitants, l'Angleterre de 1,2 à 3,8 millions. On peut logiquement penser que cet accroissement de la population a conduit à élever de très grands édifices religieux pour rassembler les fidèles et répondre à un besoin d'espace. La cathédrale d'Amiens, par exemple, peut accueillir 10 000 personnes, c'est-à-dire toute la population de la ville. Mais l'obligation d'accueillir tous les fidèles n'était pas, me semble-t-il, la préoccupation principale des bâtisseurs de cathédrales. Je pense que le choix du gigantisme et de la démesure relevait plutôt de la volonté de pouvoir de l'Eglise et des villes. Au xiie et surtout au xiiie siècle, une concurrence avérée, avouée, oppose les villes de France. En 1163, Notre-Dame de Paris est, avec une hauteur de voûte de 35 mètres, la plus haute cathédrale d'Europe. En 1194, Chartres la dépasse avec 36,55 mètres. En 1212, la voûte de Reims atteint 37,95 mètres. La cathédrale de Beauvais bat ce record en 1272 avec une voûte élevée à 48 mètres du sol - mais qui s'écroule en 1284. Construire la cathédrale la plus belle, la plus haute, devient une question de prestige regional.


N. O.
- Ces travaux ont dû coûter cher?
J. Le Goff. - Très cher.
La construction des cathédrales n'a été rendue possible que grâce à la croissance et à la prospérité économiques, grâce à l'enrichissement des marchands et des bourgeois urbains, à la contribution des campagnes. Grâce à l'argent investi. Car c'est un mythe de croire (comme l'ont fait Viollet-le-Duc et les romantiques) que les cathédrales furent construites bénévolement par le peuple, dans un élan de foi. Les matériaux, surtout la pierre et le métal, étaient rares et très onéreux. Les ouvriers étaient salariés, les architectes et les maîtres d'oeuvre étaient payés, souvent à prix d'or. «Gold was the mortar» (« l'or était le mortier »), a dit très justement l'historien américain Henry Kraus.

N. O.
- Qui finançait?
J. Le Goff. - D'abord, l'Eglise. L'Eglise est immensément riche. C'est elle qui reçoit les dons, qui institue et perçoit les impôts prélevés dans toute la chrétienté et peut utiliser les revenus de ses immenses propriétés.

N.O. -Et le roi?
J. Le Goff. - Sur la plan financier, la participation des rois de France dans la construction des cathédrales a été très modeste : en 1210, Philippe Auguste n'offre que 200 livres pour la construction de la cathédrale de Chartres. Globalement, ce sont l'Eglise et les villes qui paient.

N. O.
- Paradoxalement, les historiens placent à l'origine de cette révolution gothique non pas un constructeur de cathédrales mais un reconstructeur d'abbayes. Que peut-on lui attribuer dans ce mouvement esthétique et spirituel?

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